Affichage des articles dont le libellé est travail. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est travail. Afficher tous les articles

lundi 29 juin 2015

Danser

Dernière semaine de travail, si toutefois il y avait une fin, juste un détour.

Dernière répétition avant le départ, l'envol vers l'étranger avec notre ballet au complet, notre spectacle, nos pas affûtés. Toute l'énergie est en nous, d'ailleurs tous ensemble nous formons tellement un tout indissociable que nous sommes restés à dormir sur place, à vivre en lieu clos, pour n'être qu'un. Des complicités loin des luttes des premiers jours, maintenant chacune à un rôle précis, des mouvements liés aux autres, et tant d'actes solo. Nous sommes un groupe, dans la chaleur des salles, dans le même épuisement, dans le même sursaut pour réussir, dans le même geste pour nous soutenir. 








Un tout, des pas de danses, les mêmes et pourtant tous différents pour atteindre et rester au niveau de l'exceptionnel, de la perfection au naturel. Ecole de souffrance, de douleurs, de doutes, tant physiques que moraux, je n'ai jamais baissé la tête, j'ai toujours voulu atteindre ce zénith, cette lumière en moi, volant au-dessus du parquet, ne sentant plus mon corps, mes pas, mes chaussons, juste en harmonie incroyable avec la musique, avec les autres. 

Un tourbillon, encore hier soir, encore aujourd'hui, demain devant un public, j'adore cet effort impossible, les limites toujours plus inatteignables, le final, les applaudissements. J'aime danser.



Ce matin, les vitres ouvertes, un peu d'air frais, la semaine sera longue, chaude, épuisante. Terriblement fascinante aussi.


Nylonement

mardi 23 juin 2015

Voilà l'été

Quelques rayons de soleil, là sur mon coin de bureau, un contact avec la vie, la nature, au milieu de mon enfer de béton, une ville moderne, fade. Réunions, rapports, ordinateur et emails, j'aime cela, mais la nouvelle saison signale aussi une envie profonde de prendre une belle gorgée de verdure, de chaleur et d'énergie solaire.



Alors ce dossier, je vais le finir chez moi, sur ma terrasse, dans ma résidence, avec le wifi magique pour me relier toujours au bureau, aux autres collègues. C'est ma liberté, je dois avancer sur les données, les articles, les références et les lectures, je serai mieux, sur ma petite table de métal, mon faux gazon vert, mais mes vraies plantes vertes, mes fleurs, mes herbes aromatiques. des parfums vrais, des coups de vents, des bruits d'oiseaux même au coeur de la ville. Surtout je pourrai quitter le carcan de mon tailleur pantalon pour une robe de coton, légère, confortable et estivale dans toutes ses fibres.

Mon téléphone, mon portable, ma connexion, mon clavier et les dossiers qui défilent avec moins de lourdeur, pas de collègues pour le divertir ou pour m'inclure par le simple hasard d'être là sur leur chemin, dans une réunion importante ... ou presque. Je suis idéalement bien, assise, avec un thé fumé, des framboises fraîches achetées en passant devant ma petite échoppe de fruits et légumes frais. Un sourire, un atmosphère plus détendu, un esprit plus concentré sur le boulot. Je suis bien.







En bas, le jardin de la copropriété, des arbres, des arbustes, une herbe jaune, le manque de pluie déjà, des rosiers partout, des arômes qui montent vers moi. Ces couleurs aussi, il y a quelques semaines, j'avais fait de même, c'était alors les pivoines, divas de la nature, généreuses pourvoyeuses de sucs ensorcelants. Les dossiers défilent, les emails clignotent, les documents sont lus, les uns après les autres, je résume et je déduis pour ma synthèse finale. L'été est là, maintenant directement sur moi, m'embrassant dans le cou, envahissant de lumière ce coin suspendu. Je suis bien.







Nylonement