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mardi 23 juin 2015

Voilà l'été

Quelques rayons de soleil, là sur mon coin de bureau, un contact avec la vie, la nature, au milieu de mon enfer de béton, une ville moderne, fade. Réunions, rapports, ordinateur et emails, j'aime cela, mais la nouvelle saison signale aussi une envie profonde de prendre une belle gorgée de verdure, de chaleur et d'énergie solaire.



Alors ce dossier, je vais le finir chez moi, sur ma terrasse, dans ma résidence, avec le wifi magique pour me relier toujours au bureau, aux autres collègues. C'est ma liberté, je dois avancer sur les données, les articles, les références et les lectures, je serai mieux, sur ma petite table de métal, mon faux gazon vert, mais mes vraies plantes vertes, mes fleurs, mes herbes aromatiques. des parfums vrais, des coups de vents, des bruits d'oiseaux même au coeur de la ville. Surtout je pourrai quitter le carcan de mon tailleur pantalon pour une robe de coton, légère, confortable et estivale dans toutes ses fibres.

Mon téléphone, mon portable, ma connexion, mon clavier et les dossiers qui défilent avec moins de lourdeur, pas de collègues pour le divertir ou pour m'inclure par le simple hasard d'être là sur leur chemin, dans une réunion importante ... ou presque. Je suis idéalement bien, assise, avec un thé fumé, des framboises fraîches achetées en passant devant ma petite échoppe de fruits et légumes frais. Un sourire, un atmosphère plus détendu, un esprit plus concentré sur le boulot. Je suis bien.







En bas, le jardin de la copropriété, des arbres, des arbustes, une herbe jaune, le manque de pluie déjà, des rosiers partout, des arômes qui montent vers moi. Ces couleurs aussi, il y a quelques semaines, j'avais fait de même, c'était alors les pivoines, divas de la nature, généreuses pourvoyeuses de sucs ensorcelants. Les dossiers défilent, les emails clignotent, les documents sont lus, les uns après les autres, je résume et je déduis pour ma synthèse finale. L'été est là, maintenant directement sur moi, m'embrassant dans le cou, envahissant de lumière ce coin suspendu. Je suis bien.







Nylonement


vendredi 19 juin 2015

Juste écrire

Allumer le portable, taper le mot de passe, attendre quelques secondes, accéder à son blog, lire au passage quelques commentaires, quelques messages d'amis, écrire.





Un lien avec des mots, un instant différent, un contact difficile au début, quand encore le papier était une source de bonheur, que l'encre glissait sous la plume et donnait le miracle de textes, réussis ou non, associé à un accouchement d'émotions.

Un acte accompli quand il est fini, un acte brouillon quand il démarre, avec des rituels, j'écris avec un thé chaud, tiède puis froid, renouvelé plusieurs fois dès le matin, en journée, durant la nuit. Ecrire est une route inconnue, mais avec pour seul véhicule, dans mon cas, un simple vélo, non pour l'effort, mais pour la routine du pédalage, la lenteur contemplative des extérieurs. Mon voyage est lui intérieur, les mots en découlent, sobrement, simplement, toujours présents.













Tapoter, taper, s'envoler avec les touches du clavier, suivre le chemin des voyelles et des consonnes, ne plus savoir pourquoi, mais comment aller au bout d'une idée, d'un mot, d'une phrase. Avec un point juste derrière. Inégales montées ou descentes, je suis les dénivelés, fuyant les mots complexes, les conjugaisons laborieuses, les arrêts silencieux, le temps d'un pause. Une tasse de thé, un regard dehors ou sur une image, je reprends mon idée, je me débats dans ce maelström difficile, dans ce tourbillon d'une fin possible, d'un texte court ou d'une nouvelle plus longue, avec un sujet qui parfois tombe dans le fossé. Heureusement je rebondis, je repars, je suis le fil du clavier, j'aiguise mon instrument avec les sentiments, avec ma force intérieure pour écrire encore. Pour moi, pour vous, pour elle, pour tous, juste pour moi, j'écris tant ... que je ne sais plus ce que j'ai écrit. Ici et là, à découvert ou sous couvert d'un pseudonyme, je m'enfuis avec les mots, je roule encore sur des chemins, loin des routes habituelles, ne comptant plus les kilo-mots, les tonnes de virgules et de points. Libre et esclave de mes mots, je ne peux quitter ce voyage quotidien, à tout heure, simplement.

Simplement indispensable.
Simplement anodin.
Simplement viscéral.
Simplement en moi.



Nylonement


mercredi 17 juin 2015

Mais où va-t-il chercher les images ?

Où ?

Ici et là, parfois encore un peu là, juste derrière. Au gré du hasard et plus encore avec une fidélité extrême avec la sérendipité de la toile. Je vois, je m'arrête, je grappille, je trouve quand je ne cherche pas. A l'inverse, je reste parfois sur ma faim, fidèle à des trésors cachés, entre les langues et les milliards de recoins du web. Mais usant de l'anglais, de l'américain, d'autres langues européennes parfois, de l'argot ou des expressions, je rebondis entre les caches, parfois avec quelques graines dorées, parfois des pépites réelles, et puis parfois des sources, des mines complètes. Alors je dévore, je m'engouffre pour prendre tout, pour trier ensuite, pour classer plus finement et ne garder ainsi que les meilleurs. 





Même si le choix d'une photo plutôt qu'une autre est aléatoire apparemment, il y a toujours un détail, parfois un recadrage de mon cerveau pour justifier de conserver une image, une série de photo, un modèle ou le style d'un photographe. Coup de coeur en premier !


Exigeant aussi sur la qualité sauf pour les pépites vintage.

Seule la curiosité amplifie le phénomène, la quête d'un nouveau graal, d'un nouveau mystère, d'une nouvelle modeuse, d'une nouvelle marque de lingerie, d'un article féministe bien écrit et argumenté, mes choix sont divers, les résultats aussi.
















Ainsi d'une photo parfois, un texte, un portrait de femme, une vision d'une facette de la féminité naît, les mots suivent.



Mots & Emotions
Nylonement




vendredi 12 juin 2015

Soleil au coin de la rue



Étonnante créature, là, juste au coin de la rue, une impasse anodine, comme on en trouve ici et là, avec un nom que l'on ne retient, tout en passant chaque jour devant. Un rayon de soleil tracé en direct des nuages de plus en plus présents, un trou de lumière parmi un printemps parlant de pluie, et là sur le sol, un bouquet de violet et de bleus.

J'ai marqué une pause sur ce chemin familier, laissant les énervés, les pressés, les routiniers continuer vers leurs bureaux, leurs objectifs du jour, du mois ou de l'année.

Une présence.







Devant moi, une chrysalide, une robe légère, immobile, des talons fins pour rester perchée sur le sol, elle absorbait la lumière. Seule, oubliée ou invisible aux yeux des autres, dans sa poésie et son processus, un coup de vent et les voiles se sont soulevées. Légers, aériens et surtout féminins, les souffles discrets, des petites touches d'air, sur le côté, derrière, autour d'elle.

Une femme, une fée, j'ai regardé le miracle s'accomplir, cette magie unique d'une naissance, d'un acte de mode sous la force infinie de la lumière. Libre, les bras évoluant autour d'elle, un regard, un départ, un point pour s'envoler, une direction peut-être, sortir de ce bout de rue, pétiller sur les pavés, sur les trottoirs. La fée faisait sécher ses ailes, se gorgeant d'énergie pour étinceler encore plus. 

Moments glamours, souvenirs, rêves, je ne sais plus.



Mots & Emotions



mardi 2 juin 2015

Eté ou presque

         

Un coup de chaleur, le mois qui change sur le calendrier, les vacances qui se discutent encore entre la machine à café, les projets à rendre et les clients, mais est-ce vraiment l'été ?


Car en prenant le métro, j'ai eu un doute, pas sur le lieu, mais sur la destination. J'ai pris le temps de regarder les nouvelles lignes desservies, les changements possibles et surtout les lieux. Cherchant la plage, le sable chaud, les galets ou les rochers, les coins de calanques, les piscines et autres océans non indiqués auparavant.

Pourquoi ce doute ?

A la vue des tenues parfois très légères (je garde certaines anecdotes pour moi, souvenirs passés revenus à la vue d'un détail bien réel), des dentelles, des guipures, des transparences, des jupes courtes, des shorts trop mini, des tenues de plages, il ne manquait que la paréo. Rien de plus, rien de moins. Certes il y a eu deux jours de soleil, des week-ends prolongés mais finis, des mois d'été à venir, en ajoutant des climatisations torrides voire tropicales dans certains immeubles, mais quand même. Réfléchissons, à moins que ce ne soit un défilé de mode balnéaire, et que le wagon suivant contient juste les créatures en maillots de bain. J'avais froid pour la demoiselle dont je devinais, du moins lisais les tatouages, ici et là, mais vraiment là juste au-dessus des fesses. Poésie ou voyeurisme aigu, je n'ai fait que regarder, ce qui était plus que déballé. Choqué, par vraiment, à mon âge et avec ma sagesse très personnelle, j'aime l'esthétisme, mais je l'apprécie à certains moments, certains endroits, certaines saisons.




Les tenues peuvent être plus légères, certes, jouant de matières plus souples, plus fluides, plus aériennes, mais masquant le minimum, car comment travailler ainsi dans un bureau, les fameux open-spaces si froids, si tristes. Ah voilà, c'est un moyen de réveiller l'esprit d'équipe, de fédérer les regards, les initiatives, les comportements "corporate". Je préfère le voile léger, celui d'une paire de bas, mais masqué de tous, inconnu, non divulgué. Parfait pour cette mi-saison !


Bientôt l'été viendra.


Mots et Emotions
Nylonement



mardi 5 mai 2015

Ailleurs !

C'est une longue plongée, une apnée quasi sans fin, un moment très long. Celui d'une respiration, d'un vide en soi pour s'enfoncer dans les rêves, pour ne plus croire en la réalité, pour échapper au monde qui nous entoure. 

Dans les profondeurs, dans ce milieu mou, sans réelle matière, sans réelles références, il est bon de naître, de sauver les derniers mots, de les emporter avec soi, pour glisser dans les Abymes. Ballotté par les vagues, roulé dans tous les sens, absorbé par la prochaine échéance, malaxé encore, mais libre.






Renaître peut-être pour respirer enfin, différemment les lieux, pour partir avec un nouveau regard sur le panoramique autour de soi. Se donner aucune limite apparente, juste seules du respect, de la profonde admiration et celles des émotions imaginaires ou vécues.

Reprendre pied, ici, là ou ailleurs, redécouvrir les trois dimensions, et celle du temps, après un cycle déjà dans le dos, comme une nouveauté, comme un risque assumé, comme une ancienne blessure devenue cicatrice. Sentir la chair, les bosses et les douleurs, souffrir mais ne pas baisser la tête, mordre la vie, se battre avec la force des mots, pour oublier définitivement les autres, les maux intérieurs. Dévorants et envahissants, ils couvent, s'endorment, s'affaiblissent parfois, se relèvent plus forts, mais toujours, la sensibilité les étouffe encore. Un duel long, des batailles perdues, des combats gagnés, des passions pour trouver un sens à l'avenir.





Et pour lui, pour moi, pour elle, cette force de ne croire qu'en les belles émotions. Juste des mots, juste une sélection quotidienne de clichés, juste des émotions, uniquement des sentiments.



Jouir de cette nouvelle respiration, de ce flux et reflux renouvelés aussi souvent que le temps avance, pour créer un partage, si possible interactif.

Sempiternellement parler d'elle, d'elles, parfois de moi mais aussi de Vous, rarement de Nous.



Mots & Emotions